Ep.1 : Dérives Sectaires : Un sujet d’actualité !

 

   À l’occasion de la sortie de mon prochain livre L’ours de lune, début décembre, l’histoire d’un Français ordinaire qui deviendra gourou, une biographie romancée, je vous propose neuf thèmes de réflexion issus de la conception de ce livre. Voici le premier : un sujet d’actualité !  

 

« Après s’être beaucoup documenté, Philippe Goust a choisi la forme divertissante du roman pour alerter sur les risques [des emprises sectaires] qu’il sait bien réels. C’est une excellente idée ! » Marie Drilhon, Présidente de l’Association de défense des Familles et de l’Individu victimes de sectes — Yvelines.

 

    Bénévole depuis presque trente ans dans une association de défense des familles et de l’individu (ADFI) victimes d’emprise sectaire, je sais que chacun d’entre nous peut un jour « croire à l’incroyable », s’engager dans une voie dangereuse pour lui et ses proches, adopter des comportements qui semblent parfaitement incompréhensibles à l’entourage, inco­hérents, voire contraires au respect et à la dignité humaine. Ainsi de ces femmes exploitées et abusées pendant des années par un homme « qui se fait appeler Zeus. Habillées de rouge sur un trône, à ses côtés, un sceptre, une épée, une boule de cristal, les femmes doivent se prosterner devant lui. Il prône l’orgasme commun « pour sauver l’humanité ». Je sais aussi que, dans certains cas, l’issue a été dramatique. Ainsi de ces disciples de l’Ordre du Temple solaire (OTS) qui ont laissé leur vie, et celle de leur enfant pour certains, dans une clairière du Vercors, parce qu’ils projetaient de rejoindre Sirius dans la perspective de l’Apocalypse.

   À travers les récits et témoignages entendus depuis toutes ces années, nous avons appris à reconnaître le processus de l’emprise sectaire qui conduit un individu, avec son accord apparent, de l’autonomie à la soumission. Car l’emprise sectaire construit une adhésion durable, progressive et de plus en plus large, qui mène à des ruptures avec sa propre identité, avec son entourage, avec la société, et dont les préjudices sont bien souvent ineffaçables. Et ceci, aussi bien dans les mouvements sectaires constitués que dans des réseaux de pratiques de soins alternatives, de développement personnel, bien être, réussite, bonheur, etc.

   Au départ, il y a une rencontre entre un chercheur (de sens, de spiritualité, de consolation, de chaleur humaine, d’appartenance) et un possesseur de réponses, avide de pouvoir et d’argent, qui a su élaborer une rhétorique apparemment cohérente et attirante. Le premier se trouve affaibli du fait qu’il ignore tout de l’intention et de la stratégie néfaste du second qui repère avec finesse la quête de son futur adepte.

   Depuis l’apparition, dans les années soixante-dix, des grandes organisations sectaires devenues aujourd’hui des multinationales richissimes, le phénomène s’est diversifié et probablement beaucoup développé à la faveur de l’évolution de nos sociétés, du développement d’Internet, et d’événements qui les ont déstabilisées et inquiétées, comme les attentats terroristes ou la récente pandémie. Surfant sur les aspirations de beaucoup à protéger l’environnement, à donner un sens à leur vie, à œuvrer pour la paix, de nouveaux « gourous » manipulateurs multiplient les propositions. 

   Nous avons la chance de vivre dans un pays où la liberté de croyances est inscrite dans la Constitution, mais force est de constater que cette liberté peut être détournée au profit d’escrocs abuseurs et que la prévention est indispensable. La protection de la dignité et la liberté de chacun, en particulier des enfants, passe par la compréhension des risques, la formation et l’information.

 

Ep.2 : Dérives Sectaires : Vive la constitution !

 

   À l’occasion de la sortie de mon prochain livre L’ours de lune, début décembre, l’histoire d’un Français ordinaire qui deviendra gourou, une biographie romancée, je vous propose neuf thèmes de réflexion issus de la conception de ce livre. Voici le second : Vive la constitution !   

   La constitution française « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances ». Ce dernier terme ne distingue pas les religions, les courants de pensée et les sectes. C’est ainsi qu’en France, on retient la terminologie « dérives sectaires » ou « d’emprises sectaires », définies par la Miviludes comme « un dévoiement de la liberté de pensée, d’opinion ou de religion qui porte atteinte à l’ordre public, aux lois ou aux règlements, aux droits fondamentaux, à la sécurité ou à l’intégralité des personnes. »

    Il est intéressant de noter que ce qui nous est « imposé » par la constitution conduit à un élargissement de cette notion de secte. On peut ainsi distinguer des dérives ou des emprises sectaires alors qu’un groupe n’est pas encore (ou ne sera peut-être jamais) constitué pour donner formellement lieu à une association, une société ou autre avec des statuts… et devenir une « secte ».

    Dans « L’ours de lune », le lecteur perçoit que « Michel » dérive petit à petit. En étant provocateur, on pourrait dire qu’il se forme à son futur « métier » (il n’existe pas de diplôme de « gourou »). Aurait-on pu l’arrêter avant qu’il ne constitue sa « secte », ce n’est pas évident ? Le lecteur se fera son opinion. 

 

« Après s’être beaucoup documenté, Philippe Goust a choisi la forme divertissante du roman pour alerter sur les risques [des emprises sectaires] qu’il sait bien réels. C’est une excellente idée ! » Marie Drilhon, Présidente de l’Association de défense des Familles et de l’Individu victimes de sectes — Yvelines.

 

Ep.3 : Dérives sectaires : Les hommes gris.

 

   À l’occasion de la sortie de mon prochain livre L’ours de lune, début décembre, l’histoire d’un Français ordinaire qui deviendra gourou, une biographie romancée, je vous propose neuf thèmes de réflexion issus de la conception de ce livre. Voici le troisième : Les hommes gris.

   En France, avez-vous observé que l’on a parfois la difficulté d’appeler un chat, un chat ? On utilise des paraphrases, un mort devient un être sans vie, un échec était une tâche compliquée, une secte est une organisation sujette aux dérives sectaires. La nuance est de mise. On trouve de bonnes excuses aux méchants, les gentils ne le sont plus totalement. Bref, il n’y a plus de blanc, plus de noir, tout est gris. On ne sait plus quoi penser des hommes gris... Michel, le protagoniste de mon roman, est ainsi. Un homme de plus en plus pervers, mais qui au fond de lui-même, est gentil. Qu’éprouver pour cet homme ? De l’amour ou de la haine ? Le lecteur se fera son opinion.

  Cela dit, cette habitude est bien dommage. J’aimais bien les films américains dans lesquels les Russes étaient les méchants. Ça aussi, on l’avait oublié.

 

« Après s’être beaucoup documenté, Philippe Goust a choisi la forme divertissante du roman pour alerter sur les risques [des emprises sectaires] qu’il sait bien réels. C’est une excellente idée ! » Marie Drilhon, Présidente de l’Association de défense des Familles et de l’Individu victimes de sectes — Yvelines.

 

EP.4 : Dérives sectaires : Gare au gourou !

 

   À l’occasion de la sortie de mon prochain livre L’ours de lune, début décembre, l’histoire d’un Français ordinaire qui deviendra gourou, une biographie romancée, je vous propose neuf thèmes de réflexion issus de la conception de ce livre. Voici le quatrième : Gare au gourou ! 

   N’ayez pas peur ! Je ne suis pas de ceux qui ouvrent leur porte à une paire d’individus qui veulent vendre une bible, je n’ai pas acheté de billet pour un transport interplanétaire derrière la comète Hale-Bopp, vous avez bien compris, je ne suis pas de nature à accorder ma confiance au premier venu !

   Soit ! Mais je pense que nous avons tous été plus ou moins en contact avec des personnes qui privent les autres de leur liberté de penser, notamment en les sollicitant sans cesse ce qui finit par les forcer à penser uniquement par un prisme sectaire. Un biais cognitif classique est qu’une vérité se mesure par le nombre de personnes qui y croient. Les sondages, ça vous dit quelque chose ? On parle aussi communément de biais de confirmation. Un terreau fertile pour les gourous qui font mine de partager vos avis détectés grâce à des algorithmes sur Internet et les réseaux sociaux ; ils créent ainsi un climat de confiance et en profitent... sans faire preuve de paranoïa, restons prudents !

 

« Après s’être beaucoup documenté, Philippe Goust a choisi la forme divertissante du roman pour alerter sur les risques [des emprises sectaires] qu’il sait bien réels. C’est une excellente idée ! » Marie Drilhon, Présidente de l’Association de défense des Familles et de l’Individu victimes de sectes — Yvelines.

 

EP.5 : Dérives sectaires : La covid aurait-elle plus changé nos habitudes que mai 68 ?

 

   À l’occasion de la sortie de mon prochain livre L’ours de lune, début décembre, l’histoire d’un Français ordinaire qui deviendra gourou, une biographie romancée, je vous propose neuf thèmes de réflexion issus de la conception de ce livre. Voici le cinquième : La covid aurait-elle plus changé nos habitudes que mai 68 ?

   Avant mai 68, les travailleurs dénonçaient le « métro-boulot-dodo », après mai 68, c’était toujours « métro-boulot-dodo », mais après la Covid, on est arrivé à « boulot-dodo ». La Covid, le confinement et la réorganisation des lieux de travail ont eu trois conséquences majeures : : (i) l’isolement des gens les a « scotchés » derrière leurs écrans, (ii) une augmentation de vulnérabilité due à leur questionnement sur l’avenir au regard de doutes sur les institutions françaises, (iii) l’envie croissant de retour à la nature et à la vie communautaire. Du pain béni pour les gourous en tout genre, même ceux sans grande expérience.

   En avril 2021, la ministre déléguée Marlène Schiappa s’était émue de l’ampleur qu’avaient prise les dérives sectaires en France sous l’impulsion de la Covid. Le recrutement d’adeptes sur Internet n’est pourtant pas nouveau ; il aurait été initié dans les années 90 par « Heaven’s Gate », la secte qui est à l’origine d’un des plus grands suicides collectifs américains de l’histoire. Mais voilà, les trois conséquences de la Covid listées ci-dessus ont tout changé... conduisant de grandes associations tels que l’UNADFI à tirer le signal d’alarme.

   Dans mon roman, L’ours de lune, le gourou essaie de profiter de la solitude des personnes au chômage. Ne vivent-elles pas une période d’isolement et de remise en question ?

 

« Après s’être beaucoup documenté, Philippe Goust a choisi la forme divertissante du roman pour alerter sur les risques [des emprises sectaires] qu’il sait bien réels. C’est une excellente idée ! » Marie Drilhon, Présidente de l’Association de défense des Familles et de l’Individu victimes de sectes — Yvelines.

 

EP.6 : Dérives sectaires : Le syndrome du berger

 

   À l’occasion de la sortie de mon prochain livre L’ours de lune, début décembre, l’histoire d’un Français ordinaire qui deviendra gourou, une biographie romancée, je vous propose neuf thèmes de réflexion issus de la conception de ce livre. Voici le sixième : Le syndrome du berger.

    Ce que J-Y Roy nomme dans son livre « le syndrome du berger » (Éditions Boréal) est l’interaction et la relation particulière qui naissent de la rencontre entre l’adepte et le gourou, sous forme de dépendance affective. Il relie ce syndrome de la pathologie de la relation, à la grande famille des addictions (dépendances pathologiques).

    Ce psychiatre et psychanalyste canadien analyse la dynamique qui sous-tend ce « mariage de déraison » adepte-gourou. Ce qui prédispose l’adepte au syndrome du berger, c’est le « délire d’élection » construit autour d’une blessure d’amour-propre, le besoin de stimulation forte, le besoin d’inédit, l’intolérance au doute, à l’incertitude, et donc la nécessité d’atteindre une certitude absolue. Le berger souffre lui aussi de blessure narcissique. Il éprouve un besoin impératif de convaincre, d’être cru dans son délire, et d’être admiré. Il recrute de façon compulsive, mais craint de perdre son disciple et cherche par tous les moyens à être réélu quotidiennement. L’adepte lui délègue « le privilège de la certitude », donne sa confiance, son énergie, en échange de son sentiment d’élection, qui l’amènera à une qualité d’être supérieur. Il consacre en quelque sorte ses efforts à sauver le berger qui lui-même propose le salut aux adeptes. Chacun a besoin de l’autre, et de ce fait, l’adepte a beaucoup plus de pouvoir qu’il ne le pense. (Source UNADFI)

       Ici aussi, la notion de « dérives ou d’emprises sectaires » est intéressante. Sans atteindre spécifiquement le stade de « gourou », dans combien de groupes (Associations, Entreprises, clubs de toute sorte...), un individu n’est-il pas ressenti comme le « professeur », l’ancien qui sait et qui pense pour les autres... dont le groupe a besoin ; Comment se comporte ce personnage ? En profite-t-il ? Toute généralisation serait abusive, toutefois ne retrouve-t-on pas parfois l’interdépendance existentielle décrite ci-dessus ? 

    Dans mon livre « L’ours de lune », cette dépendance est utilisée dans l’intrigue de l’histoire qui, dans un premier temps, présente la vision des futurs adeptes. Ceux-ci manifestent le besoin d’avoir un « guide ». Puis vient le point de vue de Michel, une version que le futur gourou prend plaisir à réécrire. L’œuf ou la poule ! Le lecteur se fera sa propre idée.

 

« Après s’être beaucoup documenté, Philippe Goust a choisi la forme divertissante du roman pour alerter sur les risques [des emprises sectaires] qu’il sait bien réels. C’est une excellente idée ! » Marie Drilhon, Présidente de l’Association de défense des Familles et de l’Individu victimes de sectes — Yvelines.

 

EP.7 : Dérives sectaires : Un roman rythmé par Claude Debussy

 

   À l’occasion de la sortie de mon prochain livre L’ours de lune, début décembre, l’histoire d’un Français ordinaire qui deviendra gourou, une biographie romancée, je vous propose neuf thèmes de réflexion issus de la conception de ce livre. Voici le septième : Un roman rythmé par Claude Debussy

 

   Avec Claude Debussy, la poésie est peinte en musique. Ce célèbre maestro né à Saint-Germain-en-Laye est connu pour son œuvre oscillant entre impressionnisme et symbolisme, des mouvements largement appréciés par les réalisateurs de cinéma. C’est ainsi que les pièces composées par Claude Debussy sont jouées au moins une fois dans plus de 132 films, avec en tête, le célèbre « Clair de lune ». Federico Fellini lui-même l’a retenu pour illustrer son chef-d’œuvre, « Et vogue le navire ».

   Pour autant, c’est vraisemblablement la toute première fois qu’un romancier utilise cette œuvre qui s’inspire des « Fêtes galantes » de Verlaine pour rythmer l’action de ses personnages. La vie du protagoniste de « L’ours de lune » (Michel) connait des périodes de joie successives qui se terminent de façon dramatique, comme un refrain. Il en est ainsi du « Clair de lune » : ses envolées d’espoir répétitives sont interrompues par le son grave d’un ré bémol symbolisant une consternation fatale, ses anacrouses sont constituées de rythmes primaires donnant un élan de gaieté à l’œuvre contrebalancés par le son de « la » note fondamentale. 

   Et ce n’est pas tout ! Dans L’ours de lune, les parents de Michel, dont la mère est pianiste, font le rapprochement entre la vie de leur fils et ce troisième mouvement de la suite bergamasque. Cette assimilation qui devient rapidement obsessionnelle est un élément important qui contribue au suspense du roman. Finalement, pour donner une lueur d’espoir à cette histoire tragique, l’auteur oppose ce magnifique Clair de lune à la grandiose Campanella de Franz Liszt…

   Cette originalité « musicale » illustre parfaitement l’histoire de Michel dont le récit a été construit sur la base d’un travail d’enquêtes approfondies auprès d’associations, de psychiatres, d’avocats… Marie Drilhon, Présidente de l’Association de défense des Familles et de l’Individu victimes de sectes (Yvelines) le souligne dans l’introduction au livre : « Après s’être beaucoup documenté, Philippe Goust a choisi la forme divertissante du roman pour alerter sur les risques [des emprises sectaires] qu’il sait bien réels . C’est une excellente idée ! »

 

EP. 8 : Dérives sectaires : Un livre, un bel objet, aussi !

 

   À l’occasion de la sortie de mon prochain livre L’ours de lune, début décembre, l’histoire d’un Français ordinaire qui deviendra gourou, une biographie romancée, je vous propose neuf thèmes de réflexion issus de la conception de ce livre. Voici le huitième : Un livre, un bel objet, aussi !

 

    Un livre, c’est aussi un objet, sa couverture, le premier contact avec le futur lecteur. De mes trois premiers romans, j’ai appris que la couverture devait être à la fois sympathique et mettre dans l’ambiance de l’histoire. Ce ne fut pas toujours le cas, on me l’a dit !

  C’est ainsi que pour L’ours de lune, je me suis mis à la recherche d’artistes ayant représenté un ours à la fois « gentil » tout en restant « intrigant » (Un gourou, ça parait gentil et c’est toujours dangereux !). En finale d’une sorte de compétition, j’avais des propositions d’artistes américains, suédois, français et canadiens. Tous étaient superbes !

   Le choix s’est porté sur un dessin « un trait » réalisé par un artiste canadien à l’occasion de l’exposition « Animalia » que m’ont fait découvrir les « Archives publiques de l’Ontario », les plus importantes archives publiques au Canada, une institution fondée en 1903.

   Le dessin est simple et sophistiqué. En le regardant, on peut ressentir du plaisir, mais aussi éprouver un questionnement. Une représentation qu’aurait pu utiliser un psychologue pour extérioriser les traits de caractère d’un patient. C’est précisément à partir d’une analyse approfondie de la psychologie des gourous qu’a été construite l’histoire de son protagoniste, Michel ! 


« Après s’être beaucoup documenté, Philippe Goust a choisi la forme divertissante du roman pour alerter sur les risques [des emprises sectaires] qu’il sait bien réels. C’est une excellente idée ! » Marie Drilhon, Présidente de l’Association de défense des Familles et de l’Individu victimes de sectes — Yvelines.

 

EP.9 : Dérives sectaires : Nounours

 

   À l’occasion de la sortie de mon prochain livre L’ours de lune, début décembre, l’histoire d’un Français ordinaire qui deviendra gourou, une biographie romancée, je vous propose neuf thèmes de réflexion issus de la conception de ce livre. Voici le neuvième et dernier : Nounours.

 

   Qui n’a pas eu un nounours dès le plus jeune âge ? La peluche douce et confortable comble la sensorialité du tout petit et invite aux caresses un peu comme une maman. Après quelques années, l’ourson se transforme en partenaire de jeux que l’on ne quitte plus et que l’on traîne partout. Plus tard encore, il devient le jouet avec lequel on invente des histoires, on fait grandir son imagination, mêlant le rêve et la réalité.

   Beaucoup d’adultes gardent longtemps leur “doudou” ; parfois, ils acceptent de le prêter à leurs enfants ou à leurs petits-enfants. Il est hors de question de le donner. Ces grandes personnes continuent à ressentir au contact de ce petit animal les mêmes sensations de douceur, de protection et d’imagination, une réminiscence de leur enfance.

   Mais voilà, dans la vie, l’ours redouble de force. Ses relations avec l’homme se dégradent inévitablement. Devenu un prédateur, il lui arrive d’attaquer les humains dans le but de se nourrir ou tout simplement pour marquer son territoire. L’ours de lune, avec sa tache blanche en forme de croissant sur le poitrail, semble bien sympathique. Il est d’apparence toute douce, cajolant, réconfortant. En fait, il est totalement imprévisible. Il peut s’avérer être féroce et dangereux. Il refuse de partager son espace de vie et utilise sa force pour assouvir son pouvoir.

   Ce mammifère carnivore d’une taille impression­nante, au pelage épais autour du cou, aux membres armés de griffes, au museau allongé, misanthrope, insociable, sauvage et solitaire au fond de lui-même, ne pourrait-il pas être l’emblème universel de tous les gourous ?

 

« Après s’être beaucoup documenté, Philippe Goust a choisi la forme divertissante du roman pour alerter sur les risques [des emprises sectaires] qu’il sait bien réels. C’est une excellente idée ! » Marie Drilhon, Présidente de l’Association de défense des Familles et de l’Individu victimes de sectes — Yvelines.

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